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Deuil-Amis-Jo

Dépression et désespoir

La dépression et le désespoir sont les émotions auxquelles on s’attend le plus quand on parle de perte. Il y a une image stéréotypée de la personne en deuil, déprimée et mélancolique, incapable de fonctionner normalement, pleurant dans un coin. En réalité les réactions sont multiples. Croire que, dans le deuil, la peine ne s’exprime que par la tristesse, est une idée simpliste.

On se sent souvent abandonné par le décédé, même si on sait pertinemment bien qu’il n’a pas choisi de mourir… sauf en cas de suicide, ou lorsque quelqu’un a demandé consciemment qu’on l’aide à hâter la mort. Or, ce sentiment d’abandon lors du deuil peut raviver d’anciennes expériences d’abandon. On peut essayer de refouler ces émotions par toutes sortes de raisonnements. Il vaut mieux les laisser émerger.

On peut donc se sentir triste, sombre, abattu. On ne profite plus des choses agréables. On se sent vidé, apathique, sans goût ni énergie. On repense au passé. Le regard sur l’avenir est pessimiste, voire désespéré. On se plaint de la situation et on se sent victime. On pleure de façon inattendue, les larmes sont toujours prêtes à jaillir. À d’autres moments, on voudrait pouvoir pleurer mais les yeux restent secs. Parfois on a l’impression de perdre le contrôle de la situation, d’être trop sensible ou changeante. La vie, selon nous, n’a plus de sens… on se fait des reproches. La honte et la culpabilité continuent de miner la confiance en soi. Il nous semble que nous ressemblons à des enfants.

Tout ceci est compréhensible et normal lors d’une perte importante. Et pourtant, on continue de se faire la leçon, on se sent amoindri de ne pas pouvoir réagir mieux. On se fâche sur soi-même, et le manque de confiance en soi augmente. Ce tourbillon peut nous entraîner de plus en plus bas.

Pour l’entourage, la famille, les amis, les collègues, la situation n’est pas facile. Il faut qu’ils veillent à ne pas conseiller, encore moins critiquer. Dans le deuil, on a besoin d’attention pour ce qu’on éprouve. Ce qui aide, c’est quelqu’un qui fait comprendre que la tristesse a le droit d’exister et qu’elle a besoin d’être exprimée. Savons-nous prêter l’oreille aussi souvent et aussi longtemps qu’il est nécessaire ? …

La prochaine fois que je vous reviendrai, je parlerai des enfants et la mort.

À bientôt.

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Agathe Beaudry, ss.cc.j.m.

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Vol. 10 No. 1 Fév. 2016
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