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Deuil-Amis-Jo

Différence pour chaque parent

Si les deux parents perdent le même enfant, la perte peut ne pas être vécue de la même façon par les deux parents. La relation que nous avons avec notre père et notre mère est parfois différente, alors cette même relation conditionne le contenu de la tristesse et du deuil. La mère ressent davantage la perte de l'enfant quand elle prépare les effets scolaires ou les autres enfants pour les classes, alors que le père, lui, trouve la perte de son enfant plus lourde quand arrive les fins de semaine.

Les parents peuvent aussi ressentir des rythmes différents dans un même temps; c'est-à-dire que l'un des deux se sentira mieux, alors que l'autre vit des moments de grande peine ou même d'angoisse. Ou encore l'un des deux voudra reprendre le travail tandis que le conjoint ou la conjointe souhaite prendre part à un groupe d'entraide. On n'est plus tout à fait pareil comme auparavant, on regarde autrement la vie et la relation peut en souffrir. Cela ne signifie pas que le divorce est proche, mais parfois ce peut en être une conséquence inavouée...

Berthe et Luc perdent leur fille de 12 ans dans un accident de la route. Pendant un an, Berthe se sent étrangère au monde, change d'endroit pour faire l'épicerie et elle affirme : "Ma tête était pleine de Chloé, et j'ai dû me forcer pour laisser entrer d'autres idées en moi. Chloé vit toujours en moi et c'est bien ainsi… son visage reste imprimé dans mes yeux. Avec mon mari, nous formons un bon couple, pourtant confrontés brutalement à la mort d'un enfant, on éprouve l'un pour l'autre des sentiments jamais ressentis auparavant".

Les enfants aussi connaissent une mauvaise période. Ils ne recevaient plus grand chose d'une maman qui ne souriait presque plus, qui mettait une assiette en trop à la table et parlait souvent de Chloé. Maintenant, un an après le décès de Chloé, Berthe peut à nouveau profiter de moments de joie, du moins jusqu'à un certain point. J'aurai quatre-vingt ans, ce sera toujours pareil, mais moins intensément.

Et trois ans plus tard, elle affirme : "Je suis arrivée maintenant à me sentir profondément heureuse quand je retrouve le lien entre elle et ma famille".

Avec l'enfant mort, figé dans le temps et la sainteté, la concurrence est impossible; il est très bon d'en parler suffisamment et d'évoquer des souvenirs. Une image plus réelle peut remplacer progressivement l'image idéale que l'on s'est faite de l'enfant décédé. Pendant ce temps, l'entourage aura à donner un surcroît d'attention aux enfants jusqu'au moment où les parents pourront à nouveau le faire. On peut rappeler aux parents la tristesse des enfants survivants et leur besoin d'attention. Ceci, avec beaucoup de délicatesse; les parents en seront reconnaissants. Ce n'est pas une question de calcul, mais une philosophie à établir, dans l'amour et le respect.

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Deuil-Amis-Jo

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Différence pour chaque parent
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Agathe Beaudry, ss.cc.j.m.

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Le tour du Jardin (accueil)
Vol. 14 No. 1 Juillet. 2018

Si vous avez des commentaires ou des questions, vous pouvez communiquer avec moi  à : deuilamis1@videotron.ca