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L'HEURE DES RÉALISATIONS

Amélie entre donc dans le Tiers Ordre eudiste, à l’automne 1822.  Élue supérieure du mouvement à trente-trois ans, en 1831, la pieuse demoiselle sera façonnée, au cours de ces années d’implication, par l’esprit et les œuvres apostoliques de cette petite société.  Elle s’imprègne de la spiritualité qui y règne et en fait sa règle de conduite.  Contempler Jésus vivant en Marie, vivre au rythme de la vie et des œuvres paroissiales, travailler dans l’humilité et la simplicité joyeuse, déployer une charité ingénieuse et bienfaisante, voilà son pain quotidien dans sa commune de Paramé.

Au fil des ans, Amélie songe… Celle que l’on appellera chaleureusement la Dame de Paramé4, a l’âme au voyage! Que de projets naissent d’abord dans son cœur avant de prendre forme dans sa vie! Car, voyez-vous, Amélie est une véritable bâtisseuse!  Au printemps 1837, après la mort de sa mère, libre de tout son temps et forte des nombreux appels entendus, elle organise sa vie autour du passionnant souci de son prochain dans le besoin.  Elle ouvre un bureau de charité en vue de contrer les effets pervers du chômage, en offrant du travail et en soulageant la pauvreté.

Les filles du Tiers Ordre et quelques dames de charité, habiles et ingénieuses, deviennent donc de précieuses conseillères pour Amélie; elles se font en même temps les administratrices de la boutique de recyclage de vêtements et les pourvoyeuses du Centre local d’emploi.  Grâce à ce carrefour de la solidarité où se croiseront pauvres, exclus et abandonnés, plusieurs retrouveront l’habitude du travail et profiteront des ressources disponibles pour combler leurs besoins matériels.

Ce bureau de charité redonnera dignité et raison de vivre à de nombreuses personnes : charité inventive pour fournir du travail en temps de chômage, charité compatissante pour aider à se sortir de la misère, charité bienfaisante pour donner l’occasion de partager entre riches et moins bien nantis.  La vocation d’Amélie dans sa commune de Paramé lui permet d’exercer, au jour le jour, sa passion de la charité.

Grâce à cette bienfaisance à la fois discrète et audacieuse, Amélie s’attire la sympathie de son milieu, particulièrement celle de monsieur Henri Lemarié, riche propriétaire du domaine des Chênes de la commune de Paramé.  Devant le notaire Victor Bossinot-Ponphily, il règle sa succession. « J’institue Mademoiselle Amélie Fristel, demeurant au bourg de Paramé, ma légataire universelle5. »

À la mort du généreux donateur, le 25 juin 1846, la demoiselle devient propriétaire du grand jardin des Chênes.  Un beau rêve maintes fois caressé.  « Ah! si j’avais un grand jardin…, vous demanderez pour moi un grand jardin, afin que les vieillards pauvres que je désire recueillir, puissent le cultiver et s’y promener, confiait-elle souvent à ses proches6. »  Sa prière une fois exaucée, des projets pointent à l’horizon.  Enfin!

Mais avant de prendre possession de ce cadeau du ciel, Amélie rédige de sa main un testament en faveur des pauvres, un héritage pour ses favoris.  Puis, vient l’heure de l’aménagement.  À 48 ans, Amélie continue à rêver, à espérer, et les projets germent en son cœur.  Elle prie.  Elle consulte.  Qui partagera avec elle les tâches journalières et les soucis quotidiens dans sa nouvelle demeure?  Déjà les filles du Tiers Ordre, précieuses collaboratrices et fidèles associées, voient à l’installation des lieux; elles butinent comme des abeilles au jardin des Chênes, où la vie semble vouloir s’établir à demeure, pourvu qu’on puisse y assurer une certaine stabilité!…

Les vieillards, secondés par les dévouées auxiliaires d’Amélie, prennent possession de leur nouveau domaine.  Aimer les pauvres, les gens simples, vivre dans l’humilité et la simplicité, en grande paix, dans l’amour des Cœurs de Jésus et de Marie, telle est la règle de vie qui soutient tous les commencements et tous les dévouements de cette nouvelle organisation.  À la fin de la première année, déjà 21 vieillards sont accueillis, femmes et hommes.  À Noël 1848, on peut compter cinq collaboratrices autour d’Amélie, dont Léocadie Fristel, sa nièce, celle qui sera son bras droit au moment de la fondation et qui lui succédera à la tête de la Congrégation7.

Monseigneur Brossais Saint-Marc, évêque de Rennes, reconnaît que le regroupement des femmes chrétiennes, à Notre-Dame des Chênes, constitue une équipe de soutien, mise sur pied par mademoiselle Fristel.  La règle du Tiers Ordre guide, au quotidien, le dévouement de ces fidèles auxiliaires à la cause des vieillards hébergés au grand jardin des Chênes.

HISTORIQUE

La jeune Amélie
L'heure des réalisations
La Congrégation
Les petites écoles
Références
Hommage à notre fondatrice