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Pays-Bas

Historique des Saints Cœurs

Comment se fait-il que les sœurs françaises sont parties d’abord pour la Belgique et ensuite vers les Pays-Bas ?

Les lois anticléricales, votées en France en 1901, n'eurent pas que de conséquences fâcheuses. Les sœurs n’avaient plus le droit d’enseigner en France.

Comme dans la plupart des Congrégations, les supérieures de l'époque cherchèrent un abri à l'étranger. C’est ainsi qu’elles se tournèrent vers la Belgique (deux communautés) et ensuite vers les Pays-Bas (trois communautés)

La Belgique

Un prêtre belge, curé de Tournai avait écrit à la congrégation pour demander une bannière pour un pèlerinage dans sa paroisse. Cette bannière lui fut envoyée, et Mère Marie-Athanase, supérieure générale à l’époque, en profita pour lui demander de chercher pour la Congrégation, quelques établissements en Belgique.

Cela menait à deux fondations, à Cheratte (de 1901 jusqu’à 1955) et à Bruxelles (de 1903 jusqu’à 1965). Les sœurs s’occupaient surtout de l’enseignement.

Environs 140 filles d’Amélie ont travaillé en Belgique.

PAYS-BAS

Historique des Saints Coeurs aux Pays-Bas

Les Pays-Bas

L’histoire de la fondation de Hulsberg et de Schaesberg.

Il n’est pas étonnant que les sœurs soient arrivées aux Pays-Bas.

Le Limbourg se trouve proche de la frontière belge et allemande.

Le curé de Cheratte qui se situe à une distance de 60 kilomètres de Hulsberg entretenait des contacts avec le curé de Hulsberg. Ce curé a su demander à la Congrégation de faire venir des sœurs dans sa paroisse. Ce fut le début d’une longue présence aux Pays-Bas.

Les sœurs ne sont d’ailleurs pas restées longtemps à cet endroit. Très vite elles déménageaient pour Schaesberg.

La grande difficulté était la langue. Elles ne parlaient pas le néerlandais.

Voici une petite anecdote pour montrer jusqu’à quel point la langue était un obstacle pour les sœurs :

« À l’occasion de l’ouverture de l’école eut lieu la bénédiction d’une statue du Sacré Cœur qui devait être placée dans une niche sur la façade de l’école. Un grand évènement pour la population de ce début de siècle.

Tout le village était donc présent sauf les sœurs qui n’avaient pas compris ce que monsieur le Curé avait annoncé à l’église le matin.

Au cours des temps les sœurs ouvrirent beaucoup d’écoles dans les environs. Cependant vers les années 1970 le nombre d’écoles dirigées par les sœurs diminuent; elles durent fermer leurs portes ou remettre le fonctionnement à des directions laïques.

En novembre 1996, après 90 ans de vie apostolique les sœurs quittaient leur maison à Schaesberg.

L’histoire de la fondation de Heerlerheide

Depuis 1905 quinze sœurs françaises habitaient à Heerlerheide; elles avaient dû fuir à cause des persécutions en France. Elles venaient de Tours (France) et elles s’appelaient : les sœurs du Saint Cœur de Jésus et Marie. Elles étaient en contact avec nos sœurs françaises qui habitaient à cette époque à Schaesberg.

La Congrégation de ces sœurs n’avait plus de nouvelles vocations et la plupart des sœurs étaient déjà âgées. Elles ont demandé à s’affilier à notre Congrégation. L’évêque de cette époque approuvait leur demande.

L’affiliation eut lieu en 1911.

C’est ainsi que les sœurs de notre Congrégation sont allées s’installer à Heerlerheide, très proche de Schaesberg, à une distance de 10 kilomètres.

En 1912 une école primaire pour filles fut ouverte sous la direction d’une de nos sœurs.

Dans les années 1960 les activités dans l’enseignement commencèrent à diminuer et en 1973 les écoles des sœurs passaient aux mains de directeurs laïques.

C’était le moment du départ pour les sœurs.

L’histoire de la fondation de Welten

En 1937 le couvent et l'école primaire de Welten appartenaient aux Sœurs Ursulines. Nos sœurs ont pris contact avec ces sœurs car comme elles, elles étaient des sœurs de France… qui parlaient le français !

En 1937 le couvent et l’école ont été repris pas nos sœurs. En 1967 il n’y avait plus de sœurs pour enseigner.

Après consultation et discernement, il fut décidé de construire une petite maison de retraite.

Une sœur fut nommée directrice. Cette maison de retraite a fonctionné sous la direction des sœurs jusqu’en 1988. La communauté est restée sur place jusqu’en 1999.

Tout au long de ces années, environ 120 sœurs, françaises, belges et néerlandaises - ont essayé de donner le meilleur d’elles-mêmes au service du peuple autour d’elles.

1903 - 2003

100 ans de présence des Sœurs aux Pays-Bas

Marij Meijs, ss.cc.j.m.